Salaire minimum au Burkina Faso : SMIG, SMAG et grilles 2024

Last updated: 22/02/2026 2 views

Le cadre légal des salaires minimums au Burkina Faso

Au Burkina Faso, la politique salariale est encadrée par le Code du travail (Loi n° 028-2008/AN) et ses textes d'application. Le système de rémunération minimum repose sur deux piliers principaux : le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) pour le secteur non-agricole et le Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) pour les activités agricoles.

La fixation et la révision des salaires minimums relèvent de la compétence du Conseil National du Travail, instance tripartite réunissant les représentants du gouvernement, des employeurs et des travailleurs.

Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG)

Montant et évolution du SMIG

Le SMIG au Burkina Faso s'élève actuellement à 35 892 francs CFA par mois (à vérifier pour 2024). Ce montant correspond au salaire minimum légal pour tous les secteurs d'activité non-agricoles, applicable sur l'ensemble du territoire national.

  • SMIG mensuel : 35 892 F CFA
  • SMIG horaire : environ 224 F CFA (basé sur 160 heures/mois)
  • Dernière révision : à vérifier

Champ d'application du SMIG

Le SMIG s'applique obligatoirement à :

  • Tous les salariés du secteur privé non-agricole
  • Les employés des entreprises industrielles et commerciales
  • Les travailleurs des services
  • Le personnel des professions libérales
  • Les employés de maison (avec certaines spécificités)

Le Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG)

Spécificités du secteur agricole

Le SMAG concerne spécifiquement les travailleurs agricoles et s'établit généralement à un niveau inférieur au SMIG, tenant compte des particularités économiques du secteur primaire.

Montant du SMAG : à vérifier (généralement fixé entre 70% et 80% du SMIG)

Secteurs couverts par le SMAG

  • Exploitations agricoles
  • Élevage
  • Foresterie
  • Pêche
  • Industries de première transformation des produits agricoles

Grilles salariales par secteur d'activité

Fonction publique

La fonction publique burkinabè dispose de sa propre grille indiciaire, régie par le Statut général de la fonction publique d'État. Les rémunérations sont structurées selon :

  • Catégories A : Personnel d'encadrement supérieur (indices 350 à 1000)
  • Catégories B : Personnel d'encadrement moyen (indices 300 à 650)
  • Catégories C : Personnel d'exécution (indices 250 à 550)
  • Catégories D : Personnel de soutien (indices 200 à 450)

Secteur bancaire

Le secteur bancaire et financier dispose de conventions collectives spécifiques établissant des grilles salariales supérieures au SMIG. La Convention collective des banques et établissements financiers de l'UEMOA s'applique au Burkina Faso.

Salaires de base indicatifs (à vérifier) :

  • Agent d'accueil : 80 000 à 120 000 F CFA
  • Chargé de clientèle : 150 000 à 300 000 F CFA
  • Cadre senior : 400 000 à 800 000 F CFA

Secteur des télécommunications

Les entreprises de télécommunications appliquent généralement des grilles salariales attractives, souvent 2 à 3 fois supérieures au SMIG pour les postes d'entrée.

Secteur minier

L'industrie minière, secteur stratégique au Burkina Faso, offre des rémunérations généralement élevées :

  • Ouvrier spécialisé : 100 000 à 200 000 F CFA
  • Technicien : 200 000 à 400 000 F CFA
  • Ingénieur : 500 000 à 1 500 000 F CFA (à vérifier)

Dispositions complémentaires et avantages sociaux

Indemnités obligatoires

Au-delà du salaire de base, le Code du travail prévoit plusieurs indemnités obligatoires :

  • Indemnité de transport : variable selon les conventions collectives
  • Indemnité de logement : généralement 20% du salaire de base
  • Prime d'ancienneté : 2% par tranche de 2 ans d'ancienneté
  • Heures supplémentaires : majorées de 20% (39-48h) et 40% (au-delà de 48h)

Congés et jours fériés

Le régime des congés payés prévoit :

  • Congés annuels : 2,5 jours par mois de service effectif
  • Jours fériés : 13 jours fériés légaux rémunérés
  • Congé de maternité : 14 semaines
  • Congé de paternité : 10 jours

Protection sociale et cotisations

Sécurité sociale

Le système de protection sociale est géré par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) :

  • Cotisation employeur : 16% du salaire brut
  • Cotisation salarié : 5,5% du salaire brut
  • Plafond de cotisation : à vérifier

Assurance maladie universelle

Le Régime d'Assurance Maladie Universelle (RAMU) complète la couverture sociale avec des cotisations spécifiques.

Contrôle et sanctions

Inspection du travail

L'Inspection du travail veille au respect des dispositions salariales. Les employeurs qui ne respectent pas le salaire minimum s'exposent à :

  • Amendes administratives
  • Poursuites pénales
  • Rappels de salaire avec intérêts
  • Dommages et intérêts

Recours des salariés

Les salariés peuvent saisir :

  • L'Inspection du travail
  • Le Tribunal du travail
  • Les organisations syndicales

Perspectives et évolutions

Le gouvernement burkinabè s'est engagé dans une politique de revalorisation progressive des salaires minimums, dans le cadre des objectifs de développement économique et social. Les prochaines révisions du SMIG et du SMAG devraient tenir compte de l'inflation et de l'évolution du coût de la vie.

Note : Les montants et références mentionnés dans cet article sont sujets à évolution. Il est recommandé de vérifier les dernières dispositions auprès du Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale du Burkina Faso.

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